lundi 18 juin 2007, par
Nombreuses sont les divergences entre un français et un belge sur la route. Je vais restreindre mon étude de cas aux citadins (ceux que je connais le mieux).
En Belgique, tout est fait pour que vous n’oubliiez pas que vous êtes sur une autoroute : il est précisé à chaque entrée que la route est à caractère prioritaire et en sens unique (on ne sait jamais...). Le revêtement est très variable, comme ça, avec le bruit que ça fait et les cahots, vous ne vous endormez pas. De toute façon, c’est impossible : TOUTES les autoroutes sont allumées la nuit. Comme ça, vous ne pouvez pas perdre la route, vous savez toujours où elle est. (Je vous avoue que je suis curieux de savoir le coût d’entretien et la consommation électrique d’un tel dispositif...)
Un petit rectificatif sur ce point, ayant pris une fois l’autoroute tard, elle s’est éteinte à minuit 30. Est-ce le cas de toutes les autoroutes ? Je tenterai de vérifier.
Le code de la route, selon moi, génère les principales différences. Les limitations de vitesses sont plus contraignantes (120kmh sur autoroute par exemple), de ce fait, la vitesse moyenne des véhicules est globalement moindre. Les limitations sont de 120kmh sur autoroute, 70 ou 90 sur les routes, et 30 ou 50 en agglomération (ce dernier point est identique à la France). Les conducteurs semblent moins pressés (ils le sont peut-être autant, mais ça se voit moins), et du coup, on se met vite à flot. La conduite se fait plus coulante.
Continuons sur le code et la circulation. Ceci peut sembler surprenant, mais en Belgique, il ne faut pas mettre son indicateur de direction (ah, vous dites clignotant, vous ?) quand on rentre dans un rond-point, mais seulement quand on en sort... Cela dit, les Belges mettent à peu près autant leur indicateur de direction que les français, c’est-à-dire pas souvent.
Un exemple pour les « bouchons ». En Belgique, je n’ai pas été coincé par les bouchons. Enfin, il faudrait plutôt dire « pas immobilisé » ; car je vous rassure, il y a aussi des engorgements de voies de circulation ici. Toutefois, personne ne s’arrête : les conducteurs débrayent, ré-embrayent, et ne s’arrêtent pas. Cela fait une longue « chenille » qui avance tout doucement, comme à un mariage (ou à un enterrement, selon votre humeur ;-).
Je pense qu’écologiquement, le bilan est plutôt positif. Il est bien connu que c’est durant les phases d’accélération que la consommation (en essence) est la plus grande. [C’est pour cette raison que sur autoroute, vous consommez moins de carburant que sur un cycle urbain.] Or, comme il n’y a pas d’accélération, mais simplement un maintien de la vitesse, la consommation est moindre. De plus, l’usure des plaquettes de frein est moindre, puisqu’il n’est pas utilisé (le frein). Donc double bilan écologique et économique positif. L’inconvénient : cela oblige à rester attentif sur le véhicule de devant, parce que s’il freine pour une raison quelconque, il faut freiner aussi…